Catégorie : Appel à contributions

  • Appel à contributions – Numéro 4 – « Où en est l’économie du développement aujourd’hui ? »

    RéfÉco – Appel à contributions – Numéro 4 « Où en est l’économie du développement aujourd’hui ? »

    Date limite de soumission des articles 31 Décembre 2023

    Ce numéro thématique de la Revue Réflexions Économiques cherche à dresser un état des lieux de l’économie du développement et à ouvrir un débat argumenté sur ses objets, ses champs, et ses cadres d’analyse.

    A son émergence, au lendemain de la deuxième Guerre mondiale, l’économie du développement, soutenant les spécificités des pays en développement, s’est attaché à bâtir des corpus théoriques explicatifs qui leur sont adaptés. Cette période des « pionniers » s’est caractérisée par une multiplicité des démarches et une diversité dans la compréhension des facteurs de sous-développement et par une réflexion sur les voies possibles de son dépassement. Les principaux apports concernent les cercles vicieux et la croissance équilibrée (Nurkse), le big push et la trappe de pauvreté (Rosenstein-Rodan), le dualisme des structures (Lewis), la croissance déséquilibrée et des pôles de croissance (Hirshman et Perroux), la théorie de la dépendance (Prebisch, Singer), et le développement du système capitaliste (Gunder Frank, Amin).

    Au cours des années 80, les plans d’ajustement structurel, l’éclatement du Tiers-monde autant que l’émergence des économies du Sud-Est asiatique ont conduit à une réorientation de la tradition de recherche qui a consisté à se soustraire au grief formulé par Shultz (1980) : « L’erreur cruciale est de supposer que l’économie conventionnelle est inadéquate quant à l’analyse des économies des pays à bas revenus ». Il s’en est suivi, la contre révolution néo-classique aidant (Baghawati, Krueger, Lall et Little), une absorption de l’économie du développement par l’approche néoclassique sous l’égide de son référentiel de l’équilibre et ses postulats de base, le comportement optimisateur des agents et l’autorégulation des marchés.

    Le « consensus de Washington », qui incarne le paradigme du développement à l’œuvre aujourd’hui, est le couronnement de cette absorption de l’économie du développement. Il a acquis le statut d’une matrice disciplinaire (Kuhn, 1977). Suite à cette reconfiguration, le marché est tenu pour un dispositif central apte à garantir un équilibre de plein emploi des ressources en même temps que la croissance et l’équité. Aussi, les autorités publiques doivent, d’une part, assurer la stabilité macro-économique et, d’autre part, mettre en œuvre des réformes de structures destinées à libérer les marchés des produits, du travail et du crédit des entraves réglementaires et à renforcer la concurrence. La flexibilité est censée accroître l’efficacité de l’allocation des ressources et soutenir le taux de croissance potentielle. Jaugés à l’aune de la norme de la concurrence parfaite, les défauts du système économique sont ramenés à des imperfections de marché. L’atonie de la croissance, le chômage, la pauvreté, la corruption… sont ainsi imputés au manque de stabilité macroéconomique, à la qualité des institutions ou à l’insuffisante application de réformes structurelles à même d’éliminer les rigidités.  L’économie du développement, suite notamment à sa promotion par les organisations de Washington dans les forums scientifiques et à l’échelle des décisions de politiques publiques, est devenue une discipline carrefour où se croisent la macroéconomie et les politiques économiques, l’économie de la croissance endogène, l’économie des institutions, la microéconomie expérimentale et l’économie de la mondialisation.

    Ce numéro spécial entend accueillir aussi bien des propositions d’ordre théorique et que des articles de facture empirique qui relèvent des thèmes suivants :

    • L’économie de la croissance endogène et le legs des « pionniers » du développement
    • Les politiques monétaire et budgétaire : théorie et modèles appliquées
    • Les réformes des institutions de marché
    • La qualité institutionnelle et la gouvernance : portée et limites
    • Le capital immatériel et le développement
    • Le capital humain et la croissance : quel bilan ?
    • Les défis posés à l’économétrie par la mesure de la croissance potentielle
    • Qu’apportent les expérimentations aléatoires
    • Portée et limites des indicateurs du chômage et de l’emploi
    • Le consensus de Washington à l’épreuve de l’émergence
    • Rodrik et l’économie du développement
    • L’approche par les capacités peut-elle servir d’alternative ?

    Les auteurs sont invités à proposer des articles analytiques ou des articles sous forme de note de lecture synthétisant des rapports ou des contributions originales. Conformément à la ligne éditoriale de la revue, ce numéro vise un lectorat aussi large que possible.

    De ce fait, les articles à soumettre devront tenter de :

    1. Minimiser les aspects trop techniques ; quand ils paraissent indispensables, les mettre en encadré avec un développement du texte qui permette aux non-initiés de les ignorer sans nuire à leur compréhension du reste du texte;
    2. Développer un argumentaire articulé ;

    Ce numéro thématique sera coordonné par:

    • Yasser Tamsamani, docteur en économie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire « Modélisation et Analyse Economiques des Politiques Publiques » de la faculté de droit de Casablanca.
    • Redouane Taouil, Professeur agrégé des universités, CREG, Université Grenoble Alpes.

    Les propositions d’articles complets sont à envoyer par voie électronique à l’email de la revue [contact@refeco.org] et/ou directement à ceux des coordinateurs du numéro [redouane.taouil@yahoo.fr; yassertamsamani@yahoo.fr].

    Calendrier de publication

    • Date limite de soumission : 31 décembre 2023.
    • Sélection des contributions sur la base des rapports des référés : 31 mars 2024.
    • Date de publication : 31 juillet 2024.

    Consignes aux auteurs

    Les contributions doivent se conformer aux normes éditoriales de la Revue. Les consignes à respecter pour soumettre un article sont à lire sur ce lien : https://refeco.org/soumettre-un-article/

  • 1ère édition de la Conférence Internationale sur l’Economie du Développement et l’Analyse des Politiques Publiques (EDAPP 2022)

    Appel à contributions à la 1ère Édition de la Conférence Internationale sur l’Economie du Développement et l’Analyse des Politiques Publiques (EDAPP 2022)

    Organisée par,

    La Faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales-Ain Chock
    &
    Le Laboratoire de Modélisation et Analyse Économique des Politiques Publiques (MAEPP)

    En Collaboration avec,

    L’Observatoire National du Développement Humain (ONDH)

    Sous le thème :

    Pauvreté et inégalités : dynamiques et perspectives dans les pays en développement Le 08 Décembre 2022 à la FSJES – Ain Chock, Casablanca – Maroc

    Contexte et axes

    L’économie au service du développement

    Bien qu’elles soient anciennes, les questions du développement restent parmi les plus fondamentales de la science économique. Elles s’appuient sur plusieurs de ses branches (microéconomie, macroéconomie, économie internationale, empirisme économique, etc.) et se trouvent de fait au cœur de la discipline. De façon concrète, ces questions ont trait à la recherche et la définition des stratégies et des politiques économiques à mettre en place pour aider les pays pauvres et/ou à revenu moyen à combler leur retard vis-à-vis des pays avancés (en matières d’éducation, de santé, de production, de réduction de pauvreté et des inégalités, etc.). Leur apport ne se limite pas à calquer les recettes de succès tirées des expériences de ces pays mais va bien au-delà, puisque la définition des stratégies s’appuie autant sur la compréhension et l’analyse des processus de développement à l’oeuvre et les freins au développement, que sur la compréhension des spécificités nationales, régionales et locales des pays.

    La conférence EDAPP a pour objectif d’accompagner et de contribuer à nourrir cette quête permanente de nouvelles stratégies et ce souci d’évaluation et de mesure par la recherche académique, la confrontation des idées et le débat des chercheurs entre eux et avec les praticiens. Elle se veut un forum annuel pour discuter les avancées en matière de recherche et les résultats des dernières études portant sur le développement et l’analyse des politiques publiques au Maroc et ailleurs. Son ambition est de servir de pont entre le monde académique et politique en faisant converger les préoccupations des chercheurs, des professionnels/spécialistes de ces questions de celles des décideurs.

    A propos de la première édition

    Cette année une attention particulière sera portée aux contributions traitant les inégalités et/ou la pauvreté.

    En effet, la pauvreté et les inégalités constituent les premiers freins au développement (Stiglitz, 2012) et ce sont donc des défis majeurs auxquels les Etats, notamment à faible et moyen revenu, doivent faire face. Ce sont des phénomènes complexes à manifestations diverses qui impliquent tous les acteurs de la société et qui revêtent un caractère multidimensionnel. En effet, au-delà de l’aspect monétaire et des questions de revenu, la pauvreté et les inégalités concernent d’abord et surtout l’accès à la santé, à l’éducation, aux services financiers, au logement ou encore à l’emploi décents (A. Sen 1999). D’autre part, ce sont des phénomènes qui se sont accentués depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19 et qui sont susceptibles de s’aggraver davantage avec l’inflation et les risques de pénuries engendrés par les tensions géopolitiques mondiales actuelles.

    Ainsi, de par leurs conséquences, formes et dimensions sociales, la pauvreté et les inégalités se sont imposées à l’attention de la communauté internationale des décideurs et des chercheurs et font désormais partie des principaux objectifs de Développement Durable (ODD) à réaliser d’ici l’horizon 2030.

    Les questions d’intérêt dans ce cadre comprennent les axes suivants (sans s’y limiter) :

    • La dynamique de la pauvreté et/ou des inégalités au Maroc ou en Afrique,
    • Les approches de mesure de la pauvreté et/ou des inégalités (toute forme),
    • Les déterminants socioéconomiques de la pauvreté et/ou des inégalités et les mécanismes palliatifs : les enseignements d’expériences internationales,
    • L’impact socioéconomique de la pandémie de la Covid-19 sur la pauvreté et les inégalités, analyse des canaux de transmission,
    • Les dimensions sociales et/ou territoriales des inégalités,
    • La transformation structurelle, la rémunération des facteurs et la répartition des richesses,
    • L’appréhension des divergences et les conditions de convergence des niveaux de développement des régions,
    • L’impact des programmes sociaux sur la pauvreté et les inégalités,
    • Le ciblage des politiques publiques en matière de réduction de la pauvreté et/ou des inégalités.

    Pour toute information ou renseignement

    Contact : edapp1.2022@gmail.com

  • Appel à contributions – Numéro 3 – « Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques »

    RéfÉco – Appel à contributions – Numéro 3 « Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques »

    Date limite de soumission des articles (délai de soumission prolongé) Vendredi 18 Novembre 2022

    MOTIVATION

    La pauvreté est un phénomène complexe à manifestations diverses. Si dans les pays avancés on trouve encore des poches de pauvreté non négligeables (aux Etats-Unis par exemple, on observe qu’en 2019, 10,5 % de la population, soit 34 millions de personnes, vivait sous le seuil de pauvreté[1]), elle constitue l’un des problèmes majeurs pour les économies à faible et moyen revenus au sein desquels les personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité  sont en proportion plus nombreuses et sont exposées à de nombreux risques qui affectent leur bien-être ainsi que leurs accès aux services de base.

    La pauvreté est multidimensionnelle et va au-delà de l’aspect monétaire (Alkire, 2011; Ravallion, 2010 ; Sen, 1992 ; Thorbecke, 2008). Outre les questions de revenu, la pauvreté et les inégalités concernent l’accès à la santé, à l’éducation, au logement décent ou encore à l’emploi. 

    De par ses conséquences, ses formes et ses dimensions sociales, la pauvreté s’est donc imposée à l’attention de la communauté internationale des décideurs et des chercheurs. C’est dans ce cadre que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) des Nations unies avaient ciblé la diminution de moitié du taux mondial de pauvreté entre 2000 et 2015. Le bilan des OMD laisse cependant apparaître des résultats mitigés. Bien que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue ait diminué partout dans le monde et que des progrès significatifs aient été accomplis dans d’autres domaines, il n’en reste pas moins que la pauvreté extrême persiste et que l’appréhension des progrès à des niveaux agrégés cache des disparités inter et intra-pays.

    Consciente de cet état de fait, la communauté internationale a conclu en 2015 un nouvel accord englobant 17 Objectifs du Développement Durable (ODD) à réaliser d’ici à l’horizon 2030.  Mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités sociales, de genre et territoriales font partie de ces principaux objectifs[2].

    Il apparaît cependant que l’atteinte des ODD pourrait être fortement compromise du fait de la pandémie du Covid-19 qui a frappé l’humanité depuis la fin de l’année 2019. Des études menées par différents organismes internationaux montrent que la pauvreté et les inégalités se sont aggravées depuis le début de cette crise sanitaire.

    La Banque Mondiale (2020)[3] prévoyait qu’entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires basculeraient dans l’extrême pauvreté à la fin de l’année 2020, suite aux effets de la crise sanitaire. Cela signifie qu’entre 703 et 729 millions individus vivraient dorénavant avec moins de 1,90 dollar par jour. Le taux de l’extrême pauvreté se situant entre 9,1% et 9,4 %, retrouverait ainsi le niveau de 2017. Selon les prévisions, la situation devait continuer à se dégrader en 2021, avec 23 à 35 millions de pauvres supplémentaires et le nombre total de nouveaux pauvres se situerait entre 110 à 150 millions.

    La prospérité partagée, mesurée par le taux de croissance du revenu des 40 % des plus pauvres, aurait enregistré une baisse du fait de ces conditions de fragilisation. Une telle situation pourrait déclencher un cycle d’appauvrissement alimenté par la hausse des inégalités de revenu, la baisse de la mobilité sociale au sein de la population vulnérable et le déclin de la capacité d’adaptation à d’éventuels chocs futurs.   

    Dans les pays à faible revenu, l’effet de la crise sanitaire s’est fait sentir par la détérioration du niveau de vie des ménages, la perte d’emploi, l’accentuation des inégalités sociales, de genre et territoriales.

    A titre d’exemple, au Maroc, les données des enquêtes menées par le Haut-Commissariat au Plan sur l’impact de la crise sanitaire montrent que la pauvreté a été multipliée par 7 (passée de 1,7% avant cette crise / 2019 à 11,7% durant le confinement / Juin 2020).

    Le collectif de chercheurs RéfÉco (Aazi et al., « Crise sanitaire et répercussions économiques et social au Maroc : évaluations et analyse d’un collectif de chercheurs », Rapport RéfÉco, n° 02/2020) a montré que les effets sont différenciés selon les strates de la société et les milieux de résidence. Le rapport de ONU-FEMMES (https://morocco.unwomen.org/fr/ressources-medias/publications/2021/02/hcp-impact-covid-19-menages) a mis en exergue la différence d’intensité des méfaits de la crise également selon le genre. Les champs couverts par ces analyses concernent aussi l’éducation et la santé.

    L’objet de ce numéro de la revue Réflexions Économiques est de réunir des articles qui analysent la dynamique de la pauvreté et des inégalités au Maroc mais aussi dans d’autres pays à faible et moyen revenus, notamment d’Afrique. Les analyses auxquelles sont conviés les auteurs peuvent avoir un caractère théorique et/ou empirique. L’objectif est de parvenir à des articles bien argumentés, ayant des implications de politique publique claires, dans le sens où l’esprit de la revue consiste à nourrir le débat public et in fine de servir à l’éclairage de la décision publique.

    Les auteurs sont invités à proposer des articles originaux ou des articles sous forme de note de lecture synthétisant des rapports ou des contributions originales. Conformément à la ligne éditoriale de la revue, ce numéro vise un lectorat aussi large que possible.

    [1] Le 15 Septembre 2020, le « United States Census Bureau » notait que « C’est le taux le plus bas observé depuis les premières publications en 1959 (où il était de 22,4 %)». En 2014 ce taux s’élevait encore à 14,8 %). Il faut y ajouter l’importance des inégalités (chez les Afro-Américains, la fréquence atteignait 55 %).

    [2] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/

    [3] Rapport 2020 sur « la pauvreté et la prospérité partagée : Questions fréquentes ».

    De ce fait, les articles à soumettre devront tenter de :

    1. Minimiser les aspects trop techniques ; quand ils paraissent indispensables, les mettre en encadré avec un développement du texte qui permette aux non-initiés de les omettre ;
    2. Développer un argumentaire bien fondé et articulé ;
    3. Proposer des recommandations opérationnelles au niveau des politiques publiques en matière de réductions des inégalités. Une attention particulière sera portée aux expériences internationales des questions traitées, dans une optique de comparaison aussi bien pour les diagnostics que pour les stratégies et leurs performances. Une douzaine d’articles de dix à quinze pages chacun seront retenus pour ce numéro.

    AXES

    Les réflexions et analyses développées dans les articles devront idéalement avoir une dimension « appliquée » bien que basées sur des théories avérées. Elles pourront porter sur différents aspects tels que :

    • Les approches pour la mesure de la pauvreté et des inégalités.
    • Les déterminants socioéconomiques de la pauvreté.
    • Les déterminants socioéconomiques des inégalités.
    • Les différentes manifestations de la pauvreté. Par exemple, se manifeste-t-elle de façon différente selon les périodes et les champs des études (pays, régions) ?
    • La question de la croissance non inclusive pourra être abordée avec des études de cas.
    • Des comparaisons internationales pourront être faites (par exemple comparer l’Italie des années 50 – 60 avec la situation actuelle de certains pays à faible revenu) pour tirer des leçons sur les conditions d’une prospérité partagée.
    • L’impact socioéconomique de la pandémie du Covid-19 sur la pauvreté et les inégalités ainsi que l’analyse des canaux de transmission.
    • Le lien entre mondialisation, ouverture commerciale et inégalités y compris les effets sur les rémunérations différenciées des facteurs capital et travail.
    • Le lien entre la transformation structurelle, la rémunération des facteurs et la répartition des richesses.
    • Les interactions croissance-pauvreté-inégalités.
    • Les interactions qui existent entre l’emploi, la croissance et la pauvreté selon les pays ou les périodes.
    • Les dimensions sociales et territoriales des inégalités, l’appréhension des divergences et les conditions de convergence des niveaux de développement des régions.
    • L’impact des programmes sociaux sur la pauvreté et les inégalités.
    • Les canaux de transmissions qui expliquent l’impact des transferts des travailleurs non-résidents sur la pauvreté et les inégalités.
    • Le ciblage des politiques publiques en matière de réduction de la pauvreté et/ou des inégalités.

    Cette liste n’est pas limitative.

    ÉDITEURS ET PROCESSUS D’ÉVALUATION

    Les éditeurs en charge de ce numéro sont :

    • Abdeljaouad Ezzrari, économiste de développement et chercheur associé au Lasaare, ezzrari@yahoo.fr
    • Linguère Mously Mbaye, chargée principale de la fragilité et de la résilience au Bureau de coordination des Etats en transition de la Banque Africaine de Développement, linguere.mbaye@gmail.com
    • Fouzi Mourji, professeur à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Aïn Chock – l’Université Hassan II – Casablanca. Directeur du Lasaare, fmourji@gmail.com

    Les articles soumis feront l’objet d’une évaluation par deux rapporteurs dans l’anonymat.
    La décision du comité de rédaction sera fondée sur les appréciations de ces rapporteurs.

    SOUMISSION DES ARTICLES ET CALENDRIER

    Les articles, sous la forme recommandée par la revue (voir : https://refeco.org/soumettre-un-article/) devront être soumis par voie électronique à Abdeljaouad Ezzrari : ezzrari@yahoo.fr et Hajar El Hirichi : hajar.elherich@gmail.com

    Veuillez mentionner dans « l’objet » des messages que l’article est soumis dans le cadre du numéro 3 de la revue RéfÉco.

    Date limite de soumission des articles : le vendredi 18 Novembre 2022.

  • Appel à contributions au numéro 2 de la revue Réflexions Économiques Thème : L’économie de la santé : couverture sanitaire universelle, santé, accès aux soins et développement économique

    Motivation :

    La santé est une composante du bien-être des individus et un facteur déterminant du développement économique. A la suite de Gary Becker (1984) qui montre le rôle du capital humain et de son investissement, notamment dans l’éducation, sur le développement économique, Michaël Grossman (1972) s’intéresse à la santé et se pose la question du rôle de l’éducation sur la santé (1972 ; 1975). Il montre que la complétude de la durée légale de la scolarisation est fortement corrélée au niveau de santé des individus. Mais si l’éducation a un effet positif sur la santé – un niveau d’éducation élevé permet de comprendre les enjeux de la prévention et d’adopter un comportement qui réduit les risques (manger de façon équilibrée en prévention de l’obésité ou se laver les mains régulièrement et se tenir à distance comme préconisé tout récemment dans le cas du Covid-19) – la santé joue également sur l’apprentissage et la durée de la scolarisation : une mauvaise santé peut entraîner une baisse de l’attention et induire des mauvaises performances scolaires, comme dans le cas du paludisme par exemple (Thuillez, 2009). L’invalidité due à la maladie n’agit pas seulement sur les performances scolaires, elle agit aussi au niveau microéconomique, sur la productivité du travail et sur l’absentéisme ce qui peut conduire à des pertes de revenu (Audibert, 1986). Au niveau macroéconomique, Barro et Lee (1994) et Bloom et al (2004) montrent que la santé a un effet sur la croissance économique. Au-delà de l’amélioration du bien-être de chacun, investir dans la santé est un enjeu économique (impact sur le développement), mais aussi un enjeu financier (quel financement optimal de la santé ? Et quand doit-il être opéré ? en amont (prévention) ou en aval (dépenses pour les soins). Les individus chercheront à restaurer leur santé en exprimant une demande de soins par l’accès aux services de santé. Au niveau des Etats, les politiques de santé doivent permettre de tendre vers la couverture sanitaire universelle. Celle-ci s’entendant comme : « une situation dans laquelle toutes les personnes et toutes les communautés bénéficient des services de santé dont elles ont besoin sans se heurter à des difficultés financières. Elle englobe la gamme complète des services de santé essentiels de qualité, qu’il s’agisse de la promotion de la santé, de la prévention, des traitements, de la réadaptation et des soins palliatifs (OMS,https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/universal-health-coverage-(uhc)». Le concept de CSU implique du côté de la demande, l’absence de barrières (géographique, financière, culturelle) à l’accès et du côté de l’offre, la présence de ressources humaines et matérielles suffisantes et de qualité et la mise en place de politiques préventives efficaces et efficientes. Se pose alors la question du mode de financement de la santé : gratuité totale ou partielle, subventions, mutualisation du risque par l’assurance obligatoire, volontaire ? En consacrant à la santé des ressources humaines et financières importantes, les Etats cherchent à améliorer le bien-être des individus, à réduire la mortalité et les invalidités tout en leur évitant des dépenses catastrophiques. Les résultats sont hétérogènes, pour un même pays où les inégalités persistent et d’un pays à l’autre, où certains font mieux avec des moyens quasi identiques.

    L’objet de ce numéro de la revue Réflexions Économiques est de contribuer à une évaluation et une analyse de la situation à la fois au Maroc et dans les pays qui pourraient servir de référence pour l’appréciation comme pour la compréhension des enjeux et des mécanismes qui expliquent la performance des Etats vers la CSU. Les analyses auxquelles sont conviés les auteurs pourraient avoir un caractère théorique et/ou empirique. L’objectif est de parvenir à des propos bien argumentés policy-oriented (ayant des implications de politique publique claire), dans le sens où l’esprit de la revue consiste à nourrir le débat public et in fine de servir à l’éclairage de la décision publique.
    Les auteurs sont invités à proposer des articles originaux ou des articles (sous forme de note de lecture) synthétisant des rapports ou des contributions originales. Conformément à la ligne éditoriale de la revue, ce numéro vise un lectorat/auditoire aussi large que possible. De ce fait, les articles à soumettre devront tenter de :
    i) Minimiser les aspects techniques ;
    ii) Développer un argumentaire bien fondé ;
    iii) Proposer, idéalement, des recommandations opérationnelles de stratégies au niveau
    des politiques publiques de santé. Une attention particulière sera portée aux expériences internationales des questions traitées,
    dans une optique de comparaison aussi bien pour les diagnostics que pour les stratégies et leurs performances. De dix à quinze pages chacun, une douzaine d’articles seront retenus pour ce numéro. Les réflexions développées pourront porter sur différents aspects tels que :

    • Les déterminants socio-économiques de la santé
    • Les liens entre éducation et santé
    • Les inégalités de santé et leurs causes
    • Les modes de financement de la santé et les inégalités d’accès aux soins
    • L’accès aux soins et ses déterminants
    • Les obstacles au et/ou les conditions du développement de l’assurance maladie obligatoire/volontaire
    • Protection financière et couverture universelle
    • Protection financière et accès aux soins
    • Les liens entre le développement de l‘assurance maladie et la santé
    • L’efficacité des dépenses de santé
    • L’évaluation des politiques publiques en matière de prévention des maladies
    • Les rendements de la santé au niveau des individus comme au niveau macroéconomique
    • La contractualisation au sein des établissements de santé et performance de l’offre de santé
    • Incitations /paiement à la performance et qualité des soins
    • L’efficience des unités hospitalières (on invite les chercheurs qui ont appliqué les méthodes DEA par exemple…)

    Cette liste n’est pas limitative

    Les éditrices en charge de ce numéro sont :

    Martine AUDIBERT, Directrice de recherche émérite CERDI-CNRS, Senior Fellow FERDI, Clermont-Ferrand. Contact : martine.audibert@uca.fr

    Safia FEKKAKLOUHAIL, Post-doctorante au Centro Studi Di Politica Internazionale (CeSPI), Rome, Docteur en Sciences Économiques de l’Université Hassan II de Casablanca. Contact : safia.fekkak@gmail.com

    Les articles soumis feront l’objet d’une évaluation par deux rapporteurs.
    La décision du comité de rédaction sera fondée sur les appréciations de ces rapporteurs.

    Soumission des articles et calendrier

    Les articles, sous la forme recommandée par la revue (voir les consignes : www.refeco.org) devront être soumis par voie électronique aux éditrices de ce numéro. Veuillez mentionner dans « l’objet » des messages que l’article est soumis dans le cadre du numéro 2 de la revue RefEco.

    Date limite de soumission des articles : 13 novembre 2020

    Télécharger l’intégralité de l’appel à contribution

  • Appel à contributions au numéro 1 de la revue Réflexions Économiques Thème : L’économie de l’éducation : enjeux et leçons d’expériences

    Motivation :

    L’éducation est une composante clé de l’épanouissement des individus et un facteur déterminant du développement des pays.
    En effet au niveau des personnes, la réussite scolaire constitue un des moyens efficaces de socialisation des enfants et plus tard de leur insertion professionnelle et donc sociale.
    Au niveau macroéconomique, la qualité de l’éducation est essentielle pour l’essor du capital humain : Lucas (1988) et Romer (1986) expliquent comment par la diffusion d’externalités positives, le capital humain favorise l’amélioration de la productivité et par suite la croissance économique et les IDE avec les transferts de technologies qu’ils supposent. Barro (1991) a procédé aux premières vérifications empiriques de ces théories.

    Dans les pays en développement, les efforts consentis dans le domaine de l’éducation visent, après la généralisation de la scolarisation des enfants, à améliorer le rendement scolaire des élèves et à limiter l’abandon scolaire.
    En consacrant à l’éducation des ressources humaines et financières importantes, les pays cherchent à favoriser l’émergence de femmes et d’hommes capables de participer activement à leur développement économique et social.
    Les résultats sont bien hétérogènes, pour un même pays selon les périodes considérées et surtout d’un pays à l’autre.

    L’objet de ce numéro de la revue Réflexions Économiques est de contribuer à une évaluation de la situation à la fois au Maroc et dans les pays qui pourraient servir de référence pour l’appréciation comme pour la compréhension des enjeux et des mécanismes qui expliquent les performances des individus et celles au niveau macroéconomique.

    Les analyses auxquelles sont conviés les auteurs pourraient avoir un caractère théorique et/ou empirique. L’objectif est de parvenir à des propos bien argumentés policy-oriented (ayant des implications de politique économique claires), dans le sens où l’esprit de la revue consiste à nourrir le débat public et in fine de servir à l’éclairage de la décision publique.
    Les auteurs sont invités à proposer des articles originaux ou des articles (sous forme de note de lecture) synthétisant des rapports ou des contributions originales.
    Conformément à la ligne éditoriale de la revue, ce numéro vise un lectorat/ auditoire aussi large que possible. De ce fait, les articles à soumettre devront tenter de :

    i) minimiser les aspects techniques ;
    ii) développer un argumentaire bien fondé ;
    iii) proposer, idéalement, des recommandations opérationnelles de stratégies au niveau des ménages (à l’usage des parents), des établissements ou encore au niveau des politiques publiques en la matière.

    Une attention particulière sera portée aux expériences internationales des questions traitées, dans une optique de comparaison aussi bien pour les diagnostics que pour les stratégies et leurs performances.

    De dix à quinze pages chacun, une dizaine d’articles seront retenus pour ce numéro.
    Les réflexions développées pourront porter sur différents aspects tels que :

    • La scolarisation : analyse de l’évolution du taux au niveau macroéconomique et des facteurs explicatifs au niveau micro
    • L’abandon scolaire
    • Les performances scolaires et des systèmes éducatifs
    • Evaluation des politiques publiques en matière d’éducation
    • Les rendements de l’éducation au niveau des individus comme au niveau macroéconomique
    • L’impact de l’éducation sur le marché du travail (emploi, salaire…)
    • L’inadéquation entre les compétences acquises et les besoins du marché du travail
    • Les défis de la formation professionnelle
    • Le lien entre l’éducation et l’économie du comportement (ex : les compétences cognitives et non cognitives et leur lien avec la réussite scolaire et professionnelle)
    • Le rôle de l’éducation dans la dynamique des inégalités et de la reproduction sociale.
      Cette liste n’est pas limitative.

    Les éditeurs en charge de ce numéro sont :

    AbdeiIlah Abbaia, docteur en économétrie appliquée à l’économie de l’éducation. Contact : abbaia2@yahoo.fr

    Abdeljaouad Ez-rari, chef de division à l’Observatoire des Conditions de Vie des Ménages et professeur vacataire à l’Université Hassan II – Casablanca. Docteur en économie et a dirigé plusieurs mémoires de Master en économie de l’éducation. Contact : ezzrari@yahoo.fr

    Fouzi Mourji, professeur à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – AïnChock – l’Université Hassan II – Casablanca. Contact : fmourji@gmail.com

    Les articles soumis feront l’objet d’une évaluation par deux rapporteurs.
    La décision du comité de rédaction sera fondée sur les appréciations de ces rapporteurs.

    Soumission des articles et calendrier
    Les articles devront être soumis par voie électronique aux éditeurs de ce numéro.

    Veuillez mentionner dans « l’objet » des messages que l’article est soumis dans le cadre du numéro relatif à « L’économie de l’éducation : enjeux et leçons d’expériences ».

    Date limite de soumission des articles : 30 septembre 2019.
    Les réponses du comité de rédaction seront transmises le 31 octobre 2019 pour une publication prévue en mois de décembre 2019.