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  • Numéro 3 : Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques

    Numéro 3 : Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques

    Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques

    N° 03/2024

    Introduction – Pauvreté et inégalités : dynamiques et perspectives dans les pays en développement

    Abdeljaouad Ezzrari et Linguère Mously Mbaye

    Partie 1 : Les approches de mesure de la pauvreté et des inégalités

    Sara Hayoun, Taoufiq Yahyaoui

    Zakaria Chtouki, Kaoutar Deriouch

    Adel Ait Bamou

    Safia Fekkaklouhail, Abdeljaouad Ezzrari, Aziz Ragbi

    Partie 2 : Politiques publiques de lutte contre la pauvreté et les inégalités au Maroc

    Ahlam Er-rahmani, Aziz Bensbahou

    Mounia Bettah, Abdeljaouad Ezzrari, Fouzi Mourji

    Hicham Goumrhar, Safae Akodad

    Hajar El-Fatouaki, Mariem Liouaeddine

    Fatima-Zohra Abousaid

    Fadoua Mhidia

    Partie 3 : Paysage des inégalités et de la pauvreté en Afrique subsaharienne

    Tabo Symphorien Ndang

    Jean Aristide Biloa Essimi

  • 1ère édition de la Conférence Internationale sur l’Economie du Développement et l’Analyse des Politiques Publiques (EDAPP 2022)

    Appel à contributions à la 1ère Édition de la Conférence Internationale sur l’Economie du Développement et l’Analyse des Politiques Publiques (EDAPP 2022)

    Organisée par,

    La Faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales-Ain Chock
    &
    Le Laboratoire de Modélisation et Analyse Économique des Politiques Publiques (MAEPP)

    En Collaboration avec,

    L’Observatoire National du Développement Humain (ONDH)

    Sous le thème :

    Pauvreté et inégalités : dynamiques et perspectives dans les pays en développement Le 08 Décembre 2022 à la FSJES – Ain Chock, Casablanca – Maroc

    Contexte et axes

    L’économie au service du développement

    Bien qu’elles soient anciennes, les questions du développement restent parmi les plus fondamentales de la science économique. Elles s’appuient sur plusieurs de ses branches (microéconomie, macroéconomie, économie internationale, empirisme économique, etc.) et se trouvent de fait au cœur de la discipline. De façon concrète, ces questions ont trait à la recherche et la définition des stratégies et des politiques économiques à mettre en place pour aider les pays pauvres et/ou à revenu moyen à combler leur retard vis-à-vis des pays avancés (en matières d’éducation, de santé, de production, de réduction de pauvreté et des inégalités, etc.). Leur apport ne se limite pas à calquer les recettes de succès tirées des expériences de ces pays mais va bien au-delà, puisque la définition des stratégies s’appuie autant sur la compréhension et l’analyse des processus de développement à l’oeuvre et les freins au développement, que sur la compréhension des spécificités nationales, régionales et locales des pays.

    La conférence EDAPP a pour objectif d’accompagner et de contribuer à nourrir cette quête permanente de nouvelles stratégies et ce souci d’évaluation et de mesure par la recherche académique, la confrontation des idées et le débat des chercheurs entre eux et avec les praticiens. Elle se veut un forum annuel pour discuter les avancées en matière de recherche et les résultats des dernières études portant sur le développement et l’analyse des politiques publiques au Maroc et ailleurs. Son ambition est de servir de pont entre le monde académique et politique en faisant converger les préoccupations des chercheurs, des professionnels/spécialistes de ces questions de celles des décideurs.

    A propos de la première édition

    Cette année une attention particulière sera portée aux contributions traitant les inégalités et/ou la pauvreté.

    En effet, la pauvreté et les inégalités constituent les premiers freins au développement (Stiglitz, 2012) et ce sont donc des défis majeurs auxquels les Etats, notamment à faible et moyen revenu, doivent faire face. Ce sont des phénomènes complexes à manifestations diverses qui impliquent tous les acteurs de la société et qui revêtent un caractère multidimensionnel. En effet, au-delà de l’aspect monétaire et des questions de revenu, la pauvreté et les inégalités concernent d’abord et surtout l’accès à la santé, à l’éducation, aux services financiers, au logement ou encore à l’emploi décents (A. Sen 1999). D’autre part, ce sont des phénomènes qui se sont accentués depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19 et qui sont susceptibles de s’aggraver davantage avec l’inflation et les risques de pénuries engendrés par les tensions géopolitiques mondiales actuelles.

    Ainsi, de par leurs conséquences, formes et dimensions sociales, la pauvreté et les inégalités se sont imposées à l’attention de la communauté internationale des décideurs et des chercheurs et font désormais partie des principaux objectifs de Développement Durable (ODD) à réaliser d’ici l’horizon 2030.

    Les questions d’intérêt dans ce cadre comprennent les axes suivants (sans s’y limiter) :

    • La dynamique de la pauvreté et/ou des inégalités au Maroc ou en Afrique,
    • Les approches de mesure de la pauvreté et/ou des inégalités (toute forme),
    • Les déterminants socioéconomiques de la pauvreté et/ou des inégalités et les mécanismes palliatifs : les enseignements d’expériences internationales,
    • L’impact socioéconomique de la pandémie de la Covid-19 sur la pauvreté et les inégalités, analyse des canaux de transmission,
    • Les dimensions sociales et/ou territoriales des inégalités,
    • La transformation structurelle, la rémunération des facteurs et la répartition des richesses,
    • L’appréhension des divergences et les conditions de convergence des niveaux de développement des régions,
    • L’impact des programmes sociaux sur la pauvreté et les inégalités,
    • Le ciblage des politiques publiques en matière de réduction de la pauvreté et/ou des inégalités.

    Pour toute information ou renseignement

    Contact : edapp1.2022@gmail.com

  • Appel à contributions – Numéro 3 – « Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques »

    RéfÉco – Appel à contributions – Numéro 3 « Pauvreté et inégalités en questions : dynamique et interaction avec les politiques publiques »

    Date limite de soumission des articles (délai de soumission prolongé) Vendredi 18 Novembre 2022

    MOTIVATION

    La pauvreté est un phénomène complexe à manifestations diverses. Si dans les pays avancés on trouve encore des poches de pauvreté non négligeables (aux Etats-Unis par exemple, on observe qu’en 2019, 10,5 % de la population, soit 34 millions de personnes, vivait sous le seuil de pauvreté[1]), elle constitue l’un des problèmes majeurs pour les économies à faible et moyen revenus au sein desquels les personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité  sont en proportion plus nombreuses et sont exposées à de nombreux risques qui affectent leur bien-être ainsi que leurs accès aux services de base.

    La pauvreté est multidimensionnelle et va au-delà de l’aspect monétaire (Alkire, 2011; Ravallion, 2010 ; Sen, 1992 ; Thorbecke, 2008). Outre les questions de revenu, la pauvreté et les inégalités concernent l’accès à la santé, à l’éducation, au logement décent ou encore à l’emploi. 

    De par ses conséquences, ses formes et ses dimensions sociales, la pauvreté s’est donc imposée à l’attention de la communauté internationale des décideurs et des chercheurs. C’est dans ce cadre que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) des Nations unies avaient ciblé la diminution de moitié du taux mondial de pauvreté entre 2000 et 2015. Le bilan des OMD laisse cependant apparaître des résultats mitigés. Bien que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue ait diminué partout dans le monde et que des progrès significatifs aient été accomplis dans d’autres domaines, il n’en reste pas moins que la pauvreté extrême persiste et que l’appréhension des progrès à des niveaux agrégés cache des disparités inter et intra-pays.

    Consciente de cet état de fait, la communauté internationale a conclu en 2015 un nouvel accord englobant 17 Objectifs du Développement Durable (ODD) à réaliser d’ici à l’horizon 2030.  Mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités sociales, de genre et territoriales font partie de ces principaux objectifs[2].

    Il apparaît cependant que l’atteinte des ODD pourrait être fortement compromise du fait de la pandémie du Covid-19 qui a frappé l’humanité depuis la fin de l’année 2019. Des études menées par différents organismes internationaux montrent que la pauvreté et les inégalités se sont aggravées depuis le début de cette crise sanitaire.

    La Banque Mondiale (2020)[3] prévoyait qu’entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires basculeraient dans l’extrême pauvreté à la fin de l’année 2020, suite aux effets de la crise sanitaire. Cela signifie qu’entre 703 et 729 millions individus vivraient dorénavant avec moins de 1,90 dollar par jour. Le taux de l’extrême pauvreté se situant entre 9,1% et 9,4 %, retrouverait ainsi le niveau de 2017. Selon les prévisions, la situation devait continuer à se dégrader en 2021, avec 23 à 35 millions de pauvres supplémentaires et le nombre total de nouveaux pauvres se situerait entre 110 à 150 millions.

    La prospérité partagée, mesurée par le taux de croissance du revenu des 40 % des plus pauvres, aurait enregistré une baisse du fait de ces conditions de fragilisation. Une telle situation pourrait déclencher un cycle d’appauvrissement alimenté par la hausse des inégalités de revenu, la baisse de la mobilité sociale au sein de la population vulnérable et le déclin de la capacité d’adaptation à d’éventuels chocs futurs.   

    Dans les pays à faible revenu, l’effet de la crise sanitaire s’est fait sentir par la détérioration du niveau de vie des ménages, la perte d’emploi, l’accentuation des inégalités sociales, de genre et territoriales.

    A titre d’exemple, au Maroc, les données des enquêtes menées par le Haut-Commissariat au Plan sur l’impact de la crise sanitaire montrent que la pauvreté a été multipliée par 7 (passée de 1,7% avant cette crise / 2019 à 11,7% durant le confinement / Juin 2020).

    Le collectif de chercheurs RéfÉco (Aazi et al., « Crise sanitaire et répercussions économiques et social au Maroc : évaluations et analyse d’un collectif de chercheurs », Rapport RéfÉco, n° 02/2020) a montré que les effets sont différenciés selon les strates de la société et les milieux de résidence. Le rapport de ONU-FEMMES (https://morocco.unwomen.org/fr/ressources-medias/publications/2021/02/hcp-impact-covid-19-menages) a mis en exergue la différence d’intensité des méfaits de la crise également selon le genre. Les champs couverts par ces analyses concernent aussi l’éducation et la santé.

    L’objet de ce numéro de la revue Réflexions Économiques est de réunir des articles qui analysent la dynamique de la pauvreté et des inégalités au Maroc mais aussi dans d’autres pays à faible et moyen revenus, notamment d’Afrique. Les analyses auxquelles sont conviés les auteurs peuvent avoir un caractère théorique et/ou empirique. L’objectif est de parvenir à des articles bien argumentés, ayant des implications de politique publique claires, dans le sens où l’esprit de la revue consiste à nourrir le débat public et in fine de servir à l’éclairage de la décision publique.

    Les auteurs sont invités à proposer des articles originaux ou des articles sous forme de note de lecture synthétisant des rapports ou des contributions originales. Conformément à la ligne éditoriale de la revue, ce numéro vise un lectorat aussi large que possible.

    [1] Le 15 Septembre 2020, le « United States Census Bureau » notait que « C’est le taux le plus bas observé depuis les premières publications en 1959 (où il était de 22,4 %)». En 2014 ce taux s’élevait encore à 14,8 %). Il faut y ajouter l’importance des inégalités (chez les Afro-Américains, la fréquence atteignait 55 %).

    [2] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/

    [3] Rapport 2020 sur « la pauvreté et la prospérité partagée : Questions fréquentes ».

    De ce fait, les articles à soumettre devront tenter de :

    1. Minimiser les aspects trop techniques ; quand ils paraissent indispensables, les mettre en encadré avec un développement du texte qui permette aux non-initiés de les omettre ;
    2. Développer un argumentaire bien fondé et articulé ;
    3. Proposer des recommandations opérationnelles au niveau des politiques publiques en matière de réductions des inégalités. Une attention particulière sera portée aux expériences internationales des questions traitées, dans une optique de comparaison aussi bien pour les diagnostics que pour les stratégies et leurs performances. Une douzaine d’articles de dix à quinze pages chacun seront retenus pour ce numéro.

    AXES

    Les réflexions et analyses développées dans les articles devront idéalement avoir une dimension « appliquée » bien que basées sur des théories avérées. Elles pourront porter sur différents aspects tels que :

    • Les approches pour la mesure de la pauvreté et des inégalités.
    • Les déterminants socioéconomiques de la pauvreté.
    • Les déterminants socioéconomiques des inégalités.
    • Les différentes manifestations de la pauvreté. Par exemple, se manifeste-t-elle de façon différente selon les périodes et les champs des études (pays, régions) ?
    • La question de la croissance non inclusive pourra être abordée avec des études de cas.
    • Des comparaisons internationales pourront être faites (par exemple comparer l’Italie des années 50 – 60 avec la situation actuelle de certains pays à faible revenu) pour tirer des leçons sur les conditions d’une prospérité partagée.
    • L’impact socioéconomique de la pandémie du Covid-19 sur la pauvreté et les inégalités ainsi que l’analyse des canaux de transmission.
    • Le lien entre mondialisation, ouverture commerciale et inégalités y compris les effets sur les rémunérations différenciées des facteurs capital et travail.
    • Le lien entre la transformation structurelle, la rémunération des facteurs et la répartition des richesses.
    • Les interactions croissance-pauvreté-inégalités.
    • Les interactions qui existent entre l’emploi, la croissance et la pauvreté selon les pays ou les périodes.
    • Les dimensions sociales et territoriales des inégalités, l’appréhension des divergences et les conditions de convergence des niveaux de développement des régions.
    • L’impact des programmes sociaux sur la pauvreté et les inégalités.
    • Les canaux de transmissions qui expliquent l’impact des transferts des travailleurs non-résidents sur la pauvreté et les inégalités.
    • Le ciblage des politiques publiques en matière de réduction de la pauvreté et/ou des inégalités.

    Cette liste n’est pas limitative.

    ÉDITEURS ET PROCESSUS D’ÉVALUATION

    Les éditeurs en charge de ce numéro sont :

    • Abdeljaouad Ezzrari, économiste de développement et chercheur associé au Lasaare, ezzrari@yahoo.fr
    • Linguère Mously Mbaye, chargée principale de la fragilité et de la résilience au Bureau de coordination des Etats en transition de la Banque Africaine de Développement, linguere.mbaye@gmail.com
    • Fouzi Mourji, professeur à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Aïn Chock – l’Université Hassan II – Casablanca. Directeur du Lasaare, fmourji@gmail.com

    Les articles soumis feront l’objet d’une évaluation par deux rapporteurs dans l’anonymat.
    La décision du comité de rédaction sera fondée sur les appréciations de ces rapporteurs.

    SOUMISSION DES ARTICLES ET CALENDRIER

    Les articles, sous la forme recommandée par la revue (voir : https://refeco.org/soumettre-un-article/) devront être soumis par voie électronique à Abdeljaouad Ezzrari : ezzrari@yahoo.fr et Hajar El Hirichi : hajar.elherich@gmail.com

    Veuillez mentionner dans « l’objet » des messages que l’article est soumis dans le cadre du numéro 3 de la revue RéfÉco.

    Date limite de soumission des articles : le vendredi 18 Novembre 2022.